Retour au français

Depuis quelques temps, je boycotte la littérature française. Petit à petit, des craquelures apparaissent dans l’édifice construit par ma ferme résolution, au point que j’ai pu y faire passer un ouvrage de 173 pages. Sans doute vais-je donc ranger au bac la décision que je pensais irrévocable. Méfiant, je reste tout de même prêt, le seau rempli de mortier à la main, à reboucher les trous et m’isoler une fois de plus des turpitudes hexagonales. Fausto revient au français.

Il était dans la douce France du 19eme siècle un critique nommé Désiré Nisard. Sa carrière fut belle, mais il ne fit rien qui lui valut de rester à la postérité jusqu’à ce que Eric Chevillard se décide à le démolir. On comprend le dégoût qui saisit l’écrivain pour cet homme : voilà un bel opportuniste tour à tour républicain, royaliste et impérialiste, toujours dans les bonnes grâces du pouvoir, accédant a de plus en plus hautes charges publiques. Son travail de critique est tout entièrement consacré à la défense de la vision la plus rétrograde de la littérature : les lettres seraient en déclin continu depuis la mort de Bossuet car on n’oublie que le seul véritable écrivain est celui qui se consacre à juger les actions et les pensée dans le cadre de la morale et du respect de la patrie, de la religion et des lois de la République, ainsi qu’à « énoncer la loi morale en vigueur pour l’espèce humaine ». Le portrait très exact de tout ce qu’il faut éviter.

Dans une superbe langue aux phrases serpentines et remplies d’images surprenantes, Chevillard taille un costard à Nisard : il veut débarrasser la littérature de sa funeste influence. On en viendrait presque à plaindre le pauvre homme et à se féliciter d’apprendre qu’il n’a pas de descendants susceptibles de lire pareille mise à mort. Gageons cependant que Nisard, dans sa passion pour la morale, aurait été assez heureux de constater que son tourmenteur de narrateur perd peu à peu les pédales et finit assez mal en point. Il y a bel et bien une justice, en fin de compte, mon bon monsieur !

Il n’échappera à personne qu’il est assez paradoxal de projeter dans l’espace public un homme oublié depuis des lustres lorsqu’on prétend vouloir éliminer toute trace de sa méphitique aura. On aura bien compris que Nisard est un symbole servant à s’attaquer à des maux bel et bien contemporain. Chevillard ne dit d’ailleurs pas autre chose.

« Cet individu retors et funeste auquel, en effet, nul ne se réfère plus nommément aujourd’hui, mais dont la pensée diffuse est mêlée à l’air ambiant comme les atomes de son corps décomposé se sont mélangés à la terre ».

En faisant de courtes recherches, je me suis vite rendu compte que la critique avec réservé au livre de Chevillard un accueil absolument dithyrambique et que tous, absolument tous les journalistes affichaient leur mépris absolu pour ce pauvre Désiré. Personne ne s’est donc reconnu dans ce portrait ? Où se cache donc le Nisard de 2007 ? Derrière un papier positif, masquant ainsi sa fourberie ? Il me souvient pourtant de nombreuses occasions où un journaliste littéraire se mua en censeur pour condamner l’immoralité de telle ou telle histoire, de tel ou tel personnage. Dés aujourd’hui, chaque fois que je verrai un critique déclarer péremptoirement que tel un livre est « un uppercut dans la gueule de l’Amérique », tel autre « un portrait réjouissant de la vie simple de nos campagnes », comme s’il s’agissait là de l’argument définitif pour juger des qualités d’un ouvrage, comme si la morale, la leçon derrière le livre était à même seul d’en faire sa réussite et sa validité, chaque fois donc que je lirai ceci – et ça arrivera souvent- je penserai au livre de Chevillard. Quant on parle de Nisard, l’expression « dead man walking » prend un tout autre sens, prend tout son sens : il est mort, mais il empeste toujours les esprits, il marche dans le crâne de la critique.

Devant cette duplicité évidente de la corporation, je me dois donc faire un pas en avant, sortir de la file remplie de plumitifs qui regardent leurs pieds plutôt que d’assumer leur responsabilité. Nous sommes tous des Nisard ! Ou plutôt, il nous arrive de nous comporter en Nisard. Je suis un déclinologue. Voilà, c’est dit. Je pense que la littérature contemporaine française –et uniquement française- n’est plus ce qu’elle était. Je veux bien m’amender et m’y remettre, mais ce n’est pas gagné… A ma décharge, c’est précisément les juges, les pères-la-morale, les prescripteurs, les Nisardiens donc, dont la littérature francophone est remplie qui m’a obligé à m’en isoler.

Et c’est là le dernier point : oui, Nisard était critique, mais son attitude, sa façon d’envisage la littérature ne concerne pas que la profession ; elle s’étend aussi aux écrivains. Chevillard, salutairement à mon sens, vainement à mon sens également, appelle donc à débarrasser le roman des restes de la dépouille de son ennemi intime.

« Le livre sans Nisard serait le pur poème. »

Ca ne saurait venir assez vite, et ça ne viendra par conséquent jamais.

Eric Chevillard, Démolir Nisard, Minuit, 14€

 

29 commentaires:

  1. g@rp said,

    Tu peux laisser le mortier de côté pour l'instant : ''Black Box Beatles'' de Claro est un pur régal de trouvailles, d'humour. Un double album de bonheur hilare. Je ne sais pas si tu l'as commenté ou lu (et pas le temps de vérifier ce matin) mais à ne pas manquer.
    Après, je crains que tu ne doives ressortir la truelle...

    on 5:43 AM


  2. Commandé, pas encore arrivé.

    on 8:09 AM


  3. SCARECROW said,

    On oublie les Beatles et on lit Cadiot!

    on 7:18 PM


  4. Cadiot, commandé en même temps que BBB, pas encore arrivé. Par contre, BBB arrivé, pas encore été le cherché. ;-)

    on 7:27 PM


  5. Chercher, bien sûr - le nombres de fautes que je commets aujourd'hui dépasse tout. Et je fais le malin en rabrouant les profs dans ma dernière note...

    on 7:29 PM


  6. a.w. said,

    En rentrant de Paris, j'ai trouvé le Bréviaire des artificiers de Mathias Enard (très frais, drôle et ..explosif, évidement ! Sur conseil de Claro) et Le temps mort de René Belletto, un recueil de nouvelles fantastiques, qui a été réédité il y a peu et qui m'a laissé une bonne impression. Déjà lu, Belletto ?

    on 11:21 PM


  7. g@rp said,

    Continuez, continuez, je prends des notes.
    Belleto ? René Belleto ? Ça me dit quelque chose, mais ça remonte à loin. Faudrait que je spéléologue la bibliotekagarp. Mais pas maintenant : le club des 5 roupille encore.
    Content de retrouver tout le monde -- ou presque -- ici.
    A.W ? T'as rencontré Scareclarow ? Tu racontes ?

    on 5:48 AM


  8. a.w. said,

    Belletto, oui, avec deux "t".
    De plus, j'ai jeté un petit coup d'oeil au livre de Céline Minard, et je crois qu'il va se retrouver sur ma table de nuit sous peu - j'adore l'avertissement de l'éditeur en page 6... Il y aurait un article à écrire sur ce genre de choses...

    Concernant ma rencontre avec Scarecrow, ce que je peux dire c'est qu'il n'a rien d'un épouvantail, et ça, c'est clair ! ;-)

    on 2:48 PM


  9. gadrel said,

    Très mauvais ce Chevillard. L'outrance avec laquelle il s'attaque à Nisard tombe totalement à plat car elle n'est pas objectivée. Il écrit dans le vide, ressort la vieille antienne sur l'incapacité des critiques à comprendre (plaidoyer pro domo et chantage - si vous ne m'aimez pas vous êtes comme Nisard). Enfin, où est donc la littérature dans tout ça ? Des personnages, une histoire, quelque chose qui dérange, qui apprend, ... J'ai abandonné après 40 pages.

    Je te conseille "L'agent dormant" de Pliskin, "ONG" de Gran et "Court serpent" de du Boucheron.

    on 2:57 PM


  10. Je crois, Gadrel, qu'une barrière infranchissable nous sépare. Malgré le "roman" inscrit sur la couv', je ne pense pas que ce livre doive se lire ainsi. Pas d'histoire, pas de personnage dans un plaidoyer. Elle est où la littérature? Dans le style de Chevillard, par exemple. L'intérêt du livre réside dans les question qu'il m'a amené à me poser sur la critique qui, peut-être justement prisonnière de ce chantage, s'est sentie obligée d'applaudir l'auteur et de démolir Nisard avec lui. Grosse hypocrisie, parce qu'il y a effectivement du Nisard dans pas mal de journalistes... Pas objectivée, l'attaque? Il me semble que les larges citations qu'on y trouve font un portrait assez bon du bonhomme. Personellement, pas besoin de plus.
    Et puis c'est un livre vraiment amusant et outrancier. Il n'a pas prétention à être une étude exhaustive et objective de la condition critique. C'est ça aussi qui en fait le charme.

    on 3:12 PM


  11. gadrel said,

    Mouais. Un petit essai sur la condition de critique, donc. Pourquoi pas. Il n'empêche que ce n'est pas ça, la littérature. La littérature, ce sont des personnages qui vivent en toi jusqu'à la fin de tes jours. Des situations auxquelles tu repenses ponctuellement. Une oeuvre qui t'inspire. Ce truc, tu l'auras oublié dans 5 ans.

    on 12:25 AM


  12. jeanne said,

    Je partage votre enthousiasme pour le roman de Chevillard et pour tous ses livres d'ailleurs (surtout "Du hérisson"). Je crois, pour répondre maintenant à Gadrel, que vous égarez en effet dans ses livres si la littérature se résume pour vous à une histoire et des personnages. Il y a pourtant longtemps qu'elle a conquis le droit d'être autre chose... Je vous renvoie à cet entretien paru il y a peu dans l'excellente revue en ligne inventaire/invention : http://www.inventaire-invention.com/entretien/leplatre_chevillard.htm
    J'ajouterai que si l'on a lu que les 40 premières pages de "démolir Nisard", on ne peut prétendre parler du livre qui vaut aussi pour son spectaculaire retournement de situation final.

    on 3:12 AM


  13. gadrel said,

    Non, c'est comme si vous me disiez qu'une vidéo de Matthew Barney était une peinture. Un roman est un type d'oeuvre très précis, aux antipodes des branlettes stylistiques du nouveau roman et assimilés. Le style entre évidemment en ligne de compte, sinon nous aurions un scénario, mais c'est, pour utiliser une terminologie mathématique, une condition nécessaire mais pas suffisante. Personnages, histoire : voilà les clés du roman. Le roman non figuratif n'existe pas.

    on 5:18 PM


  14. Hmmm, tu dis "ce n'est pas ça la littérature" parce qu'il n'y a pas de personnages "qui vivent en toi". Je ne suis pas très convaincu: le domaine littéraire ne se limite pas au roman, qui, en effet, a besoin du personnage -et puis si n'était littérature que ce qui est authentiquement inoubliable, on peut se contenter de lire et relire moins de 50 titres. Je l'ai déjà dit, je ne pense pas qu'on doit aborder le texte de Chevillard sous l'angle roman, et la question de la nature exacte du texte n'est pas entrée en compte dans mon appréciation.
    Mais, d'ailleurs, comment qualifier justement le nouveau roman? Si ce n'est du roman, qu'est-ce? Parce que c'est quand même quelque chose (et je voudrais autre chose qu'un jugement, hein, je voudrais une qualification plus neutre).
    C'est amusant, parce que je me rends compte, gadrel, qu'on parle toujours de ces choses-là (je veux dire ce sur quoi on n'arrive pas à un accord) par forums ou commentaires interposés, jamais lorsqu'on se rencontre.

    on 5:31 PM


  15. jeanne said,

    Vous êtes très péremptoire, Gardel! Comment peut-on encore écrire calmement : "le roman, c'est ceci et non cela"...?! Votre définition du genre correspond exactement à ce que Chevillard justement appelle plutôt le "bon vieux roman" (autre lien: http://www.eric-chevillard.net/textes/portraitcrache_b.htm )
    Pardonnez-moi d'insister, je ne veux pas vous convaincre à tout prix de l'intérêt de cet auteur mais ses considérations sur le roman sont susceptibles je crois de vous intéresser même si de toute évidence vous avez une conception du roman plus classique (académique?)que la sienne (prenez au moins connaissance des arguments de vos adversaires). Je pense surtout que chaque écrivain réinvente la littérature et le genre dans lequel il s'illustre et que c'est justement ça, écrire.

    on 12:25 AM


  16. a.w. said,

    Me permettriez-vous d'ajouter un peu d'eau au moulin et de me joindre à Fausto et Jeanne pour souligner l'importance de cet auteur, à mes yeux ? Eric Chevillard , s'il n'écrit pas de roman classique, a une écriture (un style) propre qui peut dépasser de loin de nombreux auteurs français contemporains. Il mène une réflexion fort intéressante sur le roman, l'écriture et le rapport de l'auteur (et du lecteur) à une oeuvre. Son personnage est souvent la littérature même ou l'écriture, ce qui pourrait être pédant si ce n'était fait avec son humour et son second degré. Je suis tout à fait d'accord avec Fausto Maijstral lorsqu'il dit que Démolir Nisard est un livre amusant. C'est un auteur très drôle, ludique, de livres en livres, et finement intelligent. Et malgré son anticonformisme narratif (si je peux dire) c'est un des auteurs français - que je suis depuis plusieurs années et qui m'a laissé une marque forte - auquel il faudrait être attentif.
    S'il n'écrit pas de "bons vieux romans", je trouve que ce qu'il écrit est de la littérature, et qui va plus loin que le simple exercice de style. Il bouscule les lois du genre, et le fait avec finesse et humour. Ce qu'on peut attendre d'un auteur ou d'un livre, nous surprendre par les limites qu'il repousse.

    Si les livres de Chevillard pourraient déranger, Gadrel, c'est peut-être parce qu'ils ne correspondent pas exactement à l'idée qu'on se fait du roman, s'ils devaient nous apprendre quelque chose, c'est bien l'écriture.

    J'espère que tous ces commentaires pousseront ta curiosité à plonger dans d'autres de ses livres, pour essayer, mais il ne faudra pas s'attendre (jamais chez Chevillard) à une forme classique...
    Enfin, je conçois aussi qu'on puisse ne pas être intéressé par ces quesions. Dans ce cas, bien sûr, Chevillard n'a peut-être pas de sens.

    on 11:57 PM


  17. gadrel said,

    Jeanne : vous êtes tout aussi péremptoire que moi en postulant que le roman peut être tout et n'importe quoi. A part ça, le lien ne fonctionne pas.

    AW : dans la littérature (et dans les autres arts), la pensée est en action. C'est-à-dire que la "réflexion sur le roman, l'écriture et le rapport de l'auteur" doit être intégrée aux canons du genre. Prenons l'exemple de Flaubert : il crée un style révolutionnaire pour l'époque mais l'intègre à une histoire et des personnages qui le sont tout autant. Idem avec Céline, avec Pouchkine, etc. Si l'objectif est uniquement de questionner le genre, on écrit un essai (par exemple, le "Traité de la ponctuation française" de Drillon vaut tous les jeux de point-virgule de Duras - MAIS il faut être *capable* d'écrire cet essai). Je soupçonne fortement les pseudo théoriciens et interpellateurs de la littérature d'être trop superficiels et limités pour écrire un essai, et donc de s'abriter derrière l'excuse convenue du roman expérimental (ou autre qualificatif) pour exposer leurs petites trouvailles futiles et empêcher de vérifier leur validité.

    C'est exactement la même situation dans le cinéma. Une floppée de fats subventionnés par les musées d'art contemporain font des vidéos bancales qui puent la suffisance et l'amateurisme. Les véritables artistes (Kubrick, par exemple) intègrent leurs réflexions et découvertes aux attributs du medium (histoire, narration, personnages).

    on 3:53 PM


  18. a.w. said,

    Si je résume, s'il n'y a pas d'histoire-personnages, il n'y a pas de littérature. Comme on pourrait dire s'il n'y a pas d'image, il n'y a pas de peinture (l'abstraction ne devrait pas être considérée comme de l'art par exemple).

    Finalement, nous sommes en plein milieu du champ de bataille (infinie, vaine ?) entre fond et forme... !

    Cependant et à mon avis, Chevillard a remporté pas mal de manches face aux tenants du fond, dont les mots sont sans muscles et la conscience de l'écriture laissée aux vestiaires.
    Je ne crois pas que Chevillard ait l'ambition d'être un Flaubert, un Dostoievski, ou de réaliser une Divine Comédie. Mais ceci n'enlève rien à la qualité de son travail, littéraire, qui parle de cette difficulté (peut-être impossibilité) de réaliser le Grand Oeuvre, justement.

    "Uniquement questionner le genre" peut se faire, quand même, de l'intérieur même du genre, non ? C'est à dire, aussi, un peu à côté.

    Le lien de Jeanne en entier :
    http://www.eric-chevillard.net/textes/portraitcrache_b.htm

    on 9:21 PM


  19. Jeanne said,

    Curieusement les liens que nous saisissons ici ne sont pas actifs. Le texte de Chevillard, "Portrait craché du romancier en administrateur des affaires courantes" (facile à trouver sur site consacré à ses livres: http://www.eric-chevillard.net/ )traite précisément de ces questions dont nous débattons.Je sais hélas que l'homme est ainsi fait qu'il ne saurait convaincre ni se laisser convaincre jamais et que le débat paradoxalement ancre chacun davantage encore dans ses convictions premières (nous sommes ainsi, des êtres butés)... Je renonce donc à convaincre Gadrel, je suis juste attristée pour vous que vous passiez à côté d'un auteur si important. Il me semble qu'en ne lisant de lui que 40 pages, on court le risque de se méprendre complètement sur le sens de ses livres, car il engage un jeu avec le lecteur et les trompe-l'oeil sont nombreux. Je ne crois pas que son ambition se borne à questionner les genres littéraires et a.w. a raison d'insister sur la qualité son humour qui met le réel en doute et participe de l'invention d'un monde désaliéné. Puisque l'on cite Flaubert, il n'est pas abusif je crois de situer l'oeuvre de Chevillard dans la descendance de "Bouvard et Pécuchet", mais aussi évidemment des livres de Sterne ou Swift qui se moquaient déjà bien des canons du genre romanesque tels que les définit Gadrel. J'avoue cependant pour ma part que je suis aussi une lectrice comblée par les histoires que Chevillard imagine : l'extraordinaire Palafox, les innombrables aventures et mésaventures de Crab... mais toutes ces histoires se jouent en même temps dans la langue, par la grâce du style.

    on 11:03 PM


  20. a.w. said,

    Il faut rajouter simplement "htm" après "portraitcrache_b."

    on 11:44 PM


  21. g@rp said,

    Heu...désolé de vous interrompre, mais c'est pour un renseignement à propos de Cadiot.
    Par lequel commencer ?
    Merci d'avance.

    on 8:21 PM


  22. a.w. said,

    Je crois que tu peux y aller franco avec le dernier : Un nid pour quoi faire

    on 11:04 PM


  23. J'ai le dernier Cadiot aussi, peut-être va-t-il pointer le bout de son nez ici? Il faudra s'armer de patience: je viens de me rendre compte que sur le mois de mars, j'ai acheté plus ou moins 44 livres. Où est la camisole?

    on 11:14 PM


  24. a.w. said,

    Justement, Olivier Cadiot sur France Culture ce vendredi 30 mars de 11h à 11h30.
    Ecoutable sur leur site pendant une semaine.

    on 11:04 AM


  25. jeanne said,

    Hum...je ne voudrais pas donner l'impression de faire une fixation pathologique mais je vois quant à moi des ressemblances évidentes entre Cadiot et Chevillard, question de vitesse peut-être, de vivacité, d'alacrité. Je crois qu'ils ont pour référence commune le grand Arno Schmidt, plus rapide que la lumière (et que son ombre).

    on 12:02 AM


  26. g@rp said,

    Merci pour vos réponses. En plus, Claro enfonce le clou ici : http://backfromoz.blogspot.com/2007/03/cadiot-bon-pour-lenvol.html

    on 5:43 PM


  27. Jeanne, c'est amusant que tu cites en plus de Cadiot, Arno Schmidt: ils devraient tous deux être au programme de Tabula Rasa dans les semaines qui viennent.

    on 7:58 PM


  28. jeanne said,

    Alors continuons avec les coïncidences : Céline Minard aussi évoque souvent l'importance et même l'influence d'Arno Schmidt. Je n'ai pas lu encore "Le dernier monde", mais plusieurs romans de Schmidt (notamment "Miroirs noirs")campent également un homme seul dans un monde post-apocalyptique. Claude Riehl, son magnifique traducteur, cite d'ailleurs Chevillard, Cadiot et Minard parmi ses auteurs français favoris ! Voir : http://209.85.135.104/search?q=cache:-iFMvRRnubQJ:www.pascalsamain.be/article.php3%3Fid_article%3D164+Riehl+cadiot+minard+chevillard&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr
    (pardon décidément pour mes liens que je ne parviens pas à activer)
    Je signale enfin, sur le site de Chevillard, un bel article de ce dernier sur Schmidt ("L'homme est bizarre, Schmidt surtout")... Tout se recoupe... On va finir par retrouver tout ce beau monde dans le tunnel !

    on 12:33 AM


  29. a.w. said,

    Damn, Arno Schmidt... Va quand même falloir que je me décide à le lire.

    on 9:07 PM


Clicky Web Analytics