Jeunesse infraréaliste

Les articles de qualité sur Roberto Bolaño se suivent et ne se ressemblent pas aux Etats-Unis à l'occasion de la sortie des "Wild Detectives". Scott Esposito signale un papier paru dans The Nation qui est particulièrement digne d'intérêt. Bolaño in Mexico, écrit par la romancière et poète mexicaine Carmen Boullosa - par ailleurs amie de l'écrivain chilien- aborde les jeunes années de Bolaño dans le DF et jette une lumière moins fictionelle sur le milieu culturel que l'on retrouve au centre de "Amuleto" et des "Détectives sauvages". Lecture très simulante qui apporte un décalage avec l'impression laissée par le récit fictionnalisé de certains des événements décrits et une remise en perspective des plus bienvenues. On y découvre notamment un Bolaño de vingt ans bien plus politisé qu'il ne le laisse transparaître dans ses livres: il était alors un insupportable Trots' tendance 1793, comme pas mal de ses contemporains. On est heureux qu'il ait su transcender son radicalisme juvénile pour produire l'un des oeuvres les plus conséquentes du 20eme siècle (et du 21eme...).
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Je ne connais pas du tout le travail de Boullosa, un aimable lecteur se chargera-t-il de me faire savoir s'il vaut la peine de lire - et si oui, quels textes?

 

4 commentaires:

  1. Pedro Babel said,

    Une critique des "Wild Detectives" dans le NY Times, à voir surtout pour une photo de Bolaño jeune avec les cheveux longs (dans sa période Trots'?) qui change de ses habituels portraits plus posés : http://www.nytimes.com/2007/04/12/books/12eder.html?ref=books
    Allez, dès que mon infâme boulot actuel est terminé, je me replonge dans les détectives en français (j'ai été obligé de m'arrêter au début de la seconde partie - qui personnellement me semblait un peu marquer le pas par rapport à la première trés acide et frappante - mais j'attends de finir ma lecture pour me prononcer.)

    on 10:56 PM


  2. Anonyme said,

    Avez-vous vu :
    http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/radar/9-3802-2007-05-06.html

    on 12:23 AM


  3. Jean said,

    A propos de Bolano, voir l'article suivant : http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/2007/05/les-formes-du-mal-chez-roberto-bolao-la.html

    on 2:24 PM


  4. Ya said,

    Bonjour, je viens de découvrir ce blog, d'une recherche à l'autre.
    Carmen Boullosa est un auteur mexicain (une femme en fait) Bolaño en parle dans "Viena y la sombra de una mujer", Entre Parentesis, Anagrama, Barcelona, 2004. Cet ouvrage posthume edité par le critique espagnol (et ami de Bolaño) Ignacio Echevarria, rassemble la majorité des textes publiés par Bolaño dans divers journaux catalans et chiliens avec lesquels il a collaboré entre 1998 et 2003. Ce recuiel est un très bon moyen de découvrir l'auteur,et le lecteur qu'il a été, on y retrouve l'origine de certaines fictions, et certains textes qui apparaissaient déjà dans d'autres recueils y prennent une autre résonnance.

    on 9:36 PM


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