Affichage des articles dont le libellé est Denis Johnson. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Denis Johnson. Afficher tous les articles

Fur Move


Il y a des années, l’écrivain américain de qualité dont le travail était peut-être parfois un peu trop étrange pour le New Yorker pouvait toujours trouver abri dans les pages de Playboy. Il servait peut-être d’alibi intellectuel à la publication d’Hefner et d’excuse à bon compte pour le lecteur qui pouvait prétendre acheter le machin pour ses articles et ses nouvelles plutôt que pour la qualité des photos, mais, au moins, il était publié. Cet âge d’or a disparu il y a quelques temps déjà, sans doute lorsque acheter une revue remplie de nus « artistiques » est devenu plus acceptable socialement, voire source de fierté masculine.

On apprend aujourd’hui que Denis Johnson présentera son nouveau travail dans les pages de la revue au lapin les quatre prochains mois. "Nobody Move" se présente comme un polar hard-boiled inspiré autant par Chandler ou Hammett que par les feuilletons de Dickens, puisque c’est cette forme que prendra ce nouveau Johnson : quatre épisodes de 10000 mots, écrits au fur et à mesure, sous deadline. De juillet à octobre, vous aurez donc une bonne excuse pour acheter de la bonne littérature : aux inquisiteurs qui vous voient augmenter la pile de fiction qui s’amasse déjà partout chez vous, répondez que vous n’avez acheter ça que pour les photos.

1 commentaires  

TQC Spring '08: Chevillard

Je signale toujours les publications de The Quarterly Conversation car il s'agit d'une revue en ligne de grande qualité. Je le fais avec d'autant plus de plaisir cette fois-ci parce que Scott Esposito m'a demandé de lui fournir un article sur "Démolir Nisard" de Éric Chevillard - dont on avait déjà parlé ici-même il y a un an. Ca n'a pas été évident de se remettre à écrire en anglais, mais j'espère que ça vous intéressera. Soyez particulièrement indulgent avec l'exercice de traduction auquel j'ai été assez stupide de me livrer.

Vous retrouverez dans cette édition Spring '08 des papiers sur Denis Johnson, "Riding toward everywhere" de Vollmann, Lydie Salvayre, Coetzee ou sur les lecteurs de nouvelles. Chaque contributeur a aussi fourni un livre qu'il considère surestimé et un autre sous-estimé. Il n'y a pas de possibilité de laisser de commentaires sur le site, donc si vous le désirez, laissez-les ici ou chez Scott.

4 commentaires  

NBA 2007: we have a winner, we have a winner!

Eh oui: le National Book Award 2007 de fiction va à Denis Johnson pour "Tree of Smoke". On en reparlera bientôt.

4 commentaires  

NBA 2007: les finalistes

...sont connus. Voici les nominés catégorie fiction:
  • Mischa Berlinski, "Fieldwork"
  • Lydia Davis, "Varieties of Disturbance"
  • Joshua Ferris, "Then We Came to the End"
  • Denis Johnson, "Tree of Smoke"
  • Jim Shepard, "Like You’d Understand, Anyway"

Jolie liste qui compte deux premiers romans et deux auteurs que nous aimons particulièrement - Lydia Davis et Denis Johnson. Je compte bien entendu aborder ses livres ici avant l'annonce du lauréat le 14 novembre. Tout dépendra, au-delà de ma bonne volonté, de ma capacité à me procurer ces cinq livres dans une ville comme Bruxelles, décidément bien provinciale en matière de littérature US un tant soit peu sérieuse. Et j'attends toujous "Tree of Smoke", pourtant commandé il y a un bon mois.

12 commentaires  

Cormac chez Oprah, Johnson au Vietnam

Stupéfaction générale: Oprah Winfrey, dont le book club fait les nouvelles stars US en matière de roman d'aéroport, a choisi comme prochain titre à bénéficier de son label "The Road" de Cormac McCarthy. Voilà une oeuvre qui n'a rien en commun avec celles choisies par la vedette TV. Et si ce n'était que ça: l'auteur sera interviewé pour le show, ce qui constitue une grande première télé pour cet écrivain qui n'aime pas les médias.

C'est tout pour l'info extraterrestre. Le service normal reprend: je me demandais où avait disparu Denis Johnson depuis la parution en 1998 de son dernier vrai roman, l'immense "Already dead". C'est simple: dans l'écriture d'un roman sur le Vietnam. "Tree of smoke" fait près de 700 pages et sortira en septembre.

Once upon a time there was a war . . . and a young American who thought of himself as the Quiet American and the Ugly American, and who wished to be neither, who wanted instead to be the Wise American, or the Good American, but who eventually came to witness himself as the Real American and finally as simply the Fucking American. That’s me.

4 commentaires  

Clicky Web Analytics