Polymathie

Je lisais ce matin un article du numéro précèdent de Bookforum sur un livre de Clive James. L’auteur du papier évoque une citation faite par James de Marc Bloch, que je vous restitue ici en version plus longue (et française, merci à Dieu ainsi qu’à l’Université de Chicoutimi) :

« La nature de notre entendement le porte beaucoup moins à vouloir savoir qu’à vouloir comprendre. D’où il résulte que les seules sciences authentiques sont, à son gré, celles qui réussissent à établir entre les phénomènes des liaisons explicatives. Le reste n’est, selon l’expression de Malebranche, que « polymathie ». Or la polymathie peut bien faire figure de distraction ou de manie, pas plus aujourd’hui qu’au temps de Malebranche, elle ne saurait passer pour une des bonnes œuvres de l’intel­ligence. Indépendamment même de toute éventualité d’application à la conduite, l’histoire n’aura donc le droit de revendiquer sa place parmi les connaissances vraiment dignes d’effort, seulement dans la mesure où, au lieu d’une simple énumération, sans liens et quasiment sans limite, elle nous promettra un classement rationnel et une progressive intelli­gibilité. »
Evidemment, Bloch parle de sciences, mais ce passage m’a ramené à l’esprit la dernière conférence de Roberto Bolaño, donnée à Séville en 2003 et disponible dans « El gaucho insufrible » sous le titre « Los mitos de Cthulhu ». Pour reprendre les mots de Jorge Herralde, c’est un pamphlet brutal. Ce qu’il ne dit pas ce que c’est bien sûr aussi une attaque hilarante. Les victimes ? La plupart des bestsellers de la littérature hispanophone. Je ne vais pas m’attarder plus là-dessus, il y a de quoi faire trois pages rien qu’en citations des meilleurs moments. Bref, allons droit à l’extrait qui m’intéresse :

« Hay una pregunta retórica que me gustaría que alguien me contestara: ¿Por qué Pérez Reverte o Vázquez Figueroa o cualquier otro autor de éxito, digamos, por ejemplo, Muñoz Molina o ese joven de apellido sonoro De Prada, venden tanto? ¿Sólo porque son amenos y claros? ¿Sólo porque cuentan historias que mantienen al lector en vilo? ¿Nadie responde? ¿Quién es el hombre que se atreve a responder? Que nadie diga nada. Detesto que la gente pierda a sus amigos. Responderé yo. La respuesta es no. No venden sólo por eso. Venden y gozan del favor del público porque sus historias se entienden. Es decir: porque los lectores, que nunca se equivocan, no en cuanto lectores, obviamente, sino en cuanto consumidores, en este caso de libros, entienden perfectamente sus novelas o sus cuentos. El crítico Conte esto lo sabe o tal vez, porque es joven, lo intuye. El novelista Marsé, que es viejo, lo tiene bien aprendido. El público, el público, como le dijo García Lorca a un chapera mientras se escondían en un zaguán, no se equivoca nunca, nunca, nunca. ¿Y por qué no se equivoca nunca? Porque entiende. »

Donc, ces auteurs vendent parce que les histoires se comprennent, le public suit parce qu’il comprend. Si l’on en croit Marc Bloch, rien de plus naturel puisque c’est vers ça que notre esprit nous porte. On comprend mieux les maigres ventes de ces auteurs à la polymathie compulsive (lire ceux qui peuplent ce blog la plupart du temps). Les livres de Robert Coover, pour ne citer qu’un auteur, ne sauraient passer pour « une bonne œuvre de l’intelligence ». Je connais bien des lecteurs qui seraient d’accord avec ce genre de jugement. Mais ce passage du discours de l’historien français sur son métier, s’il peut sans aucun doute s’appliquer aux autres sciences et tout particulièrement aux sciences dites sociale, peut-il pour autant s’appliquer à la littérature ?

Il me semble qu’il y a une tentation très forte chez certains de considérer comme valable la seule littérature qui prétend à décrire le monde, à nous apprendre des choses sur son fonctionnement, à servir en quelque sorte de point de référence, d’orientation pour vivre mieux, le tout devant évidemment prendre une forme rationnelle et de plus en plus intelligible à mesure que l’on tourne les pages. Et ce qui n’affiche pas ce genre d’ambition doit se contenter d’être un simple divertissement plus ou moins linéaire et inoffensif. Dans ce schéma, guère de place donc pour ces infernales machineries romanesques explosées où l’auteur ne donne pas tant à comprendre qu’à savoir, charge au lecteur, s’il en ressent l’envie, de rassembler ses connaissances pour tirer un sens quelconque et immanquablement personnel de ce qu’il vient de découvrir. Je ne m’étendrai pas sur l’étrange croyance que ce qu’on appelle le roman réaliste ou traditionnel ait véritable rapport avec la réalité, je l’ai déjà fait il y a quelques temps. Permettez-moi juste d’être dubitatif lorsqu’on essaye de me faire croire qu’une narration des faits qui tourne rondement est crédible : la réalité n’est jamais ronde, c’est une fiction de le croire – et il n’y a rien de pire qu’une fiction qui prétend être autre chose que ce qu’elle est.

C’est justement parce que beaucoup des auteurs qui me parlent écrivent des fictions qui de toute évidence se savent fictions que la possibilité d’approcher le monde à travers leurs textes est paradoxalement plus grande. Ce n’est pas en mettant les liens logiques et directs de cause à effets sur le papier que l’on arrive à comprendre un évènement. C’est encore moins ainsi qu’on crée une œuvre littéraire valable. A mon sens, et même si j’ai de très bons souvenirs de textes plus classiques, la véritable force du roman n’est démontrée que chez les auteurs qui arrivent à impliquer directement leurs lecteurs, à les faire rentrer dans une expérience qui peut à peu près prendre toutes les formes possible parce qu’elle dépend précisément des explosions créées par la mise en contact d’une prose, d’une forme, d’un contenu et des connaissances particulières de chacun. C’est, bien sûr, la force d’un Pynchon, dont l’exégèse est infinie, renouvelable constamment.

Ce texte est trop brut, confus et imprécis pour aller plus loin et plus profondément. Peut-être avez-vous tout de même quelque chose à ajouter. Pourquoi comprendre et que comprendre ? Pourquoi lisez-vous ? Pour donner un sens à votre vie ? Pour rationaliser le monde ? Pour vous évader ? Pour écrire ? Pour lire ?

 

18 commentaires:

  1. Bartleby said,

    Ce que vous écrivez me rappelle l'essai de Vargas Llosa ("La vérité par le mensonge"). La fiction, parce qu'elle fiction, permet de mieux comprendre le monde (ce qui est différent de connaître), et comprendre signifie suggérer. Il n'y a pas un sens (c'est la pauvreté de la littérature française contemporaine), mais du sens et c'est à chacun de le trouver et de le faire sien. L'oeuvre, la vraie, suscite une interprétation indéfinie parce que les mots font signe vers autre chose. Pourquoi lire ? Peut-être parce que le monde est un livre qu'il faut apprendre à déchiffrer ?

    on 10:55 PM


  2. Pedro Babel said,

    En fait, ce qu'on touche du doigt dans ce type de problématique autour du livre "impliquant" (en opposition à ce que j'appelerais un livre "déroulant", qui vous déroule l'histoire comme une pellicule sans surprises), c'est le vertige métaphysique qui nous étreint et nous suffoque lorsque, chez Pynchon, Nabokov ou d'autres, brusquement on nous retire le tapis confortable de sous les pieds et qu'on se retrouve au bord de l'abîme, et comme le disait si bien Nietzche, "si tu regardes trop l'abîme, c'est l'abîme qui te regarde", et ce regard nous ne sommes pas tous capables de le supporter.
    Quel que soit le continent dans le monde, à Paris, Djakarta, Bruxelles ou l'île de Pâques, il n'est pas difficile de constater que les gens adorent être PRISONNIERS, parce que cela les RASSURE - prisonniers de leurs opinions politiques, religieuses, morales, et bien sûr littéraires. D'où le succès de romans qui ne donnent qu'à voir, mais jamais à réfléchir.
    Pourquoi je lis? Par soif d'histoires, par soif de mots, par soif de surprises ; pour devenir ce que Nabokov appelait "un bon lecteur", et, peut-être, un jour, apprendre à écrire.
    PS : J'ai lu le premier volume de la série Alatriste de Perez-Reverte en espagnol, et bon sang ce que c'était plat et peu enthousiasmant et prévisible...

    on 11:44 PM


  3. Bartleby said,

    Un dernier mot : les livres simples rencontrent un grand succès auprès de ceux qui considèrent que l'existence est simple (simpliste ?). Comme la plupart des films, téléfilms, etc., ces livres ne proposent qu'un divertissement. Il s'agit de passer le temps de manière agréable, sans réfléchir. Hélas, le réel n'est pas simple et plutôt que de passer le temps, il s'agit de s'interroger sur la complexité des choses. A cette complexité structurelle de la réalité doit correspondre une complexité structurelle du livre.

    on 7:10 AM


  4. Stalker said,

    Parfaitement d'accord avec l'ensemble des remarques faites par les uns et les autres : n'oublions tout de même pas l'aspect strictement commercialo-publicitaire de cette "entente" (c'est le cas de le dire) entre petits copains auteurs ou ce qui passe pour tel/éditeurs/journalistes.
    Gracq a magistralement décrit ce phénomène de criée dans sa Littérature à l'estomac.
    Souvenez-vous des ventes minables réalisées par les plus grands romans d'un Faulkner, comme par exemple Absalon, Absalon !
    Il y a aussi un refus de la complexité, de l'attente, de la solitude d'une oeuvre, de sa difficulté aussi.
    Il est tout de même plus facile de lire les idioties d'une Angot que de se plonger dans les livres de Gass, les poèmes de Trakl ou de Celan...
    Quant aux romanciers français contemporains...
    Dieu, en existent-ils encore VRAIMENT ?
    J'ai de plus en plus de doutes (et je répondrai aux petits malins qui m'objecteront ma prétendue dantécomanie que celui-ci s'appauvrit à tous points de vue depuis qu'il est enchaîné à un contrat éditorial très strict)...

    on 11:31 AM


  5. Bartleby said,

    Je crois que le bilan de Stalker est malheureusement exact. La littérature contemporaine est américaine, italienne, portugaise, espagnole, sud-américaine, etc., mais il n'y a strictement rien en France... A moins que quelqu'un connaisse des auteurs français ayant un propos et un style ?

    on 11:57 AM


  6. gadrel said,

    - les gens, en lisant un roman, veulent être captivés (au sens : passons du temps de façon agréable, ) ;

    - après la sortie d'un roman (et, si on l'a lu, après la lecture), ce qu'il en reste, c'est le mythe. Un roman qui crée du mythe est un roman appelé à rester dans l'histoire, et le mythe passe généralement, dans le roman, par le (s) personnage principal et quelques situations. On retrouve cette grille dans la poésie : la poésie du XIXè est la plus connue et appréciée, car elle ne consistait pas uniquement en des jeux stylistiques. Parlez à qq'un de Baudelaire, il citera l'albatros, parlez à quelqu'un de Rimbaud, il citera le bateau ivre, le dormeur du val, des poèmes qui sont éminemment narratifs.

    - le roman n'est pas là pour expliquer le monde ou Dieu sait quel autre mission d'exégèse théologique ; il est là pour montrer l'être humain. Ce n'est pas pour rien que la photo de paysage a moins de succès que celle de famille, et ce n'est pas parce que vous aimez les paysages qu'il faut vous imaginer que le but le plus élevé de la photo est de figer la forêt à côté de chez vous.

    - à noter, un sondage effectué auprès de 125 écrivains anglophones actuels importants, qui montre que "One thing that stands out so clearly in the list of top choices is the outsized vividness of the characters. (...) The collective preference reflected in the list of greats is clearly for memorable character-driven dramas of love and death delineated in sensuous nuanced prose."

    http://minilien.fr/a0kcxf

    (sur le lien, la liste des 20 meilleurs romans selon ces écrivains).

    on 3:40 PM


  7. gadrel said,

    Je reviens là-dessus, parce que c'est important. Tu dis "la véritable force du roman n’est démontrée que chez les auteurs qui arrivent à impliquer directement leurs lecteurs, à les faire rentrer dans une expérience". Voilà une conception très particulière et à mon sens appauvrissante de l'art, une conception, comme je le soulevais quelques jours plus tôt, de type chamanique. Vous semblez chercher la subjugation dans l'oeuvre, l'oubli de soi, la déconnexion de la raison. Expérience intéressante, certes, mais pas primordiale. On pourrait comparer cela au sexe : faire l'amour est une expérience prenante qui emporte tout sur son passage, et pourtant, ce qui est vraiment intéressant dans une femme, c'est de parler avec elle, de vivre en sa compagnie, d'essayer de la comprendre, etc. C'est dommage que tu n'aies jamais consommé de produits hallucinogènes, mais il n'est pas étonnant que les écrivains que tu aimes soient tous issus des années 60 et 70, et leur écriture une sorte d'abstraction hyper intellectualisante, chaotique et paranoïaque, toutes choses qu'on retrouve justement dans les états seconds créés par les hallucinogènes.

    Toutefois, il n'est pas question d'écrire aujourd'hui comme on écrivait au XIXè, le fétichisme du style est passé par là, mais il s'agit de poursuivre les mêmes buts (créer un mythe, captiver, montrer) avec de nouveaux outils.

    on 4:42 PM


  8. Gadrel, ce sujet était presque fait pour toi.
    Je suis heureux lorsque tu dis "le roman n'est pas là pour expliquer le monde" parce que je suis entièrement d'accord avec toi. Par contre, quand tu dis "il est là pour montrer l'être humain", je ne suis pas du tout certain de suivre.
    Oui, les gens veulent être captivés, mais ce qu'ils veulent ne doit pas nécessairement être.
    Tu as raison en ce qui concerne l'importance du souvenir narratif, et je n'arguais d'ailleurs pas contre la narration mais bien contre une certaine conception de celle-ci. Par ailleurs, Joyce a fait passer pas mal de monde à l'heure de l'épiphanie qui n'est justement pas nécessairement narrative. Je ne dis pas que c'st un mieux, mais l'emprise des schéms traditionnels n'est plus ce qu'elle était - je regrette d'ailleurs le nombre de gens qui évoquent des épiphanies dites joyciennes à tour de bras et hors de propos.
    Au sujet de ce que tu considères comme ma conception de l'art, je dois admettre que c'est confus mais je ne vois absolument pas ce qui te permets de parler de chamanisme, d'oubli de soi, de déconnexion de la raison. C'est très exactement le contraire. L'oubli de soi, c'est ce que trouve le lecteur de Perez-Reverte ou le téléspectateur de l'émission de variété du samedi soir. On est paradoxalement beaucoup plus proche de l'ensorcellement dans ce cadre là que dans celui de la lecture de Pynchon. Ou alors, l'ensorcellement est d'une autre nature et est en grande partie déterminé par tes propres capacités cognitives et ton savoir. Tu décris un processus passif alors que je décris un processus actif. Ceci dit, il y a effectivement, comme pedro le dit, une sorte de vertige métaphysique. Et de fait, il n'y a pas beaucoup de place pour ça chez moi sauf peut-être dans le rapport à la littérature. Je ne dis donc pas que tu as entièrement tort.
    Pour revenir à la citation de Bloch, il y a une différence entre comprendre une langue et la savoir. C'est exactement la même chose pour la littérature et pour les livres. Sauf que contrairement aux langues, il y a des livres qu'on ne peut que comprendre parce qu'il n'y a rien à en savoir. Et ce sont ses livres là qui m'emmerdent.

    on 5:07 PM


  9. Crab said,

    à bartleby : essayez toujours Cavale de Nathalie Quintane, puis les Absences du capitaine Cook d'Eric Chevillard, puis encore Veuves au maquillage ou Ruines-de-Rome, de Pierre Senges.
    évidemment, si ça ne vous a pas plu ne vous en prenez qu'à moi.

    on 8:39 PM


  10. Bartleby said,

    Merci Crab, je prends note !

    on 9:42 PM


  11. Claro said,

    Un journaliste parlait à Pierre Senges d'une littérature qui traiterait du "réel", et Senges de répondre: "OK. La terre est essentiellement composée d'eau et majoritairement peuplée de Chinois. Vous voulez que j'écrive des histoires de marins chinois, c'est ça?" (je cite de mémoire). Et oui, il existe des écrivains audacieux de leur langue en France. Plus qu'on ne le croit. Combien vous en faut-il pour cesser d'avoir une vision pessimiste, pour cesser de croire qu'on vit une décadence… On sait ce que recherchent profondément les visions crépusculaires. Gaffe!

    on 10:08 PM


  12. Stalker said,

    Tiens, Claro : puisque vous ne répondez pas aux courriels, peut-être que vous serez plus aimable avec les commentaires...
    Dites-nous donc un peu ce qui se cache de très vilain derrière celles et ceux qui prétendent qu'il n'y a franchement pas grand-chose à se mettre sous la dent, d'un point de vue romanesque (et plus largement : littéraire voire artistique), en France.
    Donnez-nous des noms dans ce cas, d'écrivains qui, selon vous, ont quelque importance comparable, par l'ampleur de leur vision, leur écriture (donc, au sens très large du terme : leur métaphysique) aux écrivains anglo-saxons que vous connaissez sur le bout des doigts...
    Je suis impatient de vous lire...
    Et quand bien même, admettons que vous avanciez quelques noms, j'en ai aussi mais franchement : est-ce que cette poignée d'heureux élus est comparable aux écrivains français de la première moitié du siècle passé, Artaud, Cendrars, Bernanos, Claudel, Perse, Céline, Mauriac, Cocteau, Gide et combien d'autres ?

    on 10:21 PM


  13. bartleby said,

    Claro,

    Faire ce triste constat sur la littérature française n'a rien à voir avec une vision décadente des choses... C'est juste un constat et cela relève de la politique de l'édition française qui cherche avant tout le profit, mais la plus grande partie de la presse spécialisée est également responsable. Quand on lit sur le site de Transfuges des critiques élogieuses de Beigbeder... Je ne parle même plus de Lire ou du Magazine littéraire. Il ne reste finalement que le Matricule...

    on 10:56 PM


  14. Stalker said,

    Tout à fait Bartleby : ajoutez aux canards que vous citez le blog de Pierre Assouline, pourtant en lien chez vous, et vous aurez ainsi la crème du journalisme se prétendant critique littéraire : entreléchage permanent entre amis et plus si affinités, le tout enrobé dans le papier gras du degré zéro de l'écriture comme disait l'autre.
    Quant au Matricule : bof bof bof... Comment se fait-il qu'il n'évoque JAMAIS certains auteurs pourtant bien vivants comme Vajda, Védrines, Dantec (je ne sais pas s'il l'a fait avec Taillandier, n'étant guère un grand lecteur de ces pseudo-revues...).
    Je me répète sans doute mais j'aimerais toutefois avoir la réponse de Claro : c'est drôle mais je suspecte que l'homme va nous servir le couplet d'une orientation politique (chez moi bien sûr) forcément condamnable puisque je passerais mon temps à regarder le passé...
    Il n'a pas tort : j'ai du mal à croire à la tabula rasa, du moins en matière littéraire, les livres (cf. Gass) se nourrissant d'autres livres, presque à l'infini...
    Certes, il est vrai que je ne crois absolument pas au mythe du Progrès : ainsi le Mal, sous ses mille et mille visages, est toujours le même depuis Dante...

    on 11:50 PM


  15. Stalker said,

    Bartleby, je vous ai mis en lien : vous avez dû le constater grâce à votre outil statistique...
    Ecrivez-moi pour me dire si vous voulez que j'indique vos prénom et nom, cela me semble toujours préférable au titre d'un blog...
    Toujours pas de réponse de Claro : trop de travail sans doute...
    A moins qu'il n'ait rien à répondre...

    on 3:41 PM


  16. a.w. said,

    J'espère à un moment donné pouvoir participer au débat ici : http://dernieremarge.over-blog.net/
    Ca y est, j'ai craqué, je rejoins la communauté...

    on 4:05 AM


  17. xenitheia said,

    Ce sera bien la première fois que je fais publiquement de la "réclame" pour mon bouquin... Que l'on me pardonne l'éventuelle effronterie, mais je me devais de rappeler son existence... au moins à Juan Asensio afin qu'il le lise, voire qu'il me dise ce qu'il en pense : 'Résidence', mystérieusement publié en janvier 2003 chez Calmann-Lévy, naturellement passé très inaperçu; pas encore pilonné, je crois, on peut donc toujours le commander chez les libraires.
    Voilà qui est fait.

    Jean-Pierre Théolier, 46 ans, nationalité française

    on 1:46 AM


  18. a.w. said,

    Hé bien ! Quelqu'un avait parlé de votre livre sur le forum House of leaves il y a un (gros) bout de temps. J'avais acquis "Résidence", mais ne l'ai pas encore lu. Ce sera chose faite prochainement, pour en reparler avec vous, peut-être.

    on 2:09 PM


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